La prise de décision

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La prise de décisions dans la 2017.fair.coop se pose comme un défi.  Même si nous faisons partis de différents collectifs dont l’assemblée est l’organe de prise de décisions, nous avons cherché d’autres formes pour la faircoop, une assemblée mondiale pouvant réellement compliquer les choses pour arriver à des accords. Nous n’avons néanmoins pas perdu les caractéristiques fondamentales telles que la participation ouverte, la décentralisation, le respect des opinions minoritaires et l’autonomie.

La méthode que nous proposons consiste en une combinaison de 3 méthodes qui sont d’habitude séparées mais qui se complètent au sein de la 2017.fair.coop : Le conseil, la prise de décisions collaboratives à travers le réseau social, et le vote.

Chacune de ses 3 formes à ses points forts et ses faiblesses,. Il s’agit alors de faire qu’elles se renforcent et se contrôlent mutuellement.

Un conseil présente l’avantage d’avoir un groupe visible qui ait la confiance des coopérateurs et la responsabilité de prendre des décisions. Mais d’un autre côté c’est un groupe fermé et restreint, qui par défaut n’inclut pas la richesse d’idées et de points de vue qui correspond à l’ensemble des membres.

La participation ouverte sur FairNetwork permet que l’intelligence collective se mette à produire les meilleures idées et les  nuances les plus claires. Qui plus est, c’est elle qui ressemble le plus à une assemblée dans laquelle toute opinion discordante peut enrichir le collectif afin de générer de nouveaux consensus. Mais le format virtuel fait qu’il peut être incroyablement difficile d’arriver à concrétiser des accords. Enfin, la méfiance est souvent exacerbée sur les espaces virtuels, ce qui entache encore son efficacité.

Les élections, présentent l’inconvénient de ne pas permettre le travail constructif des participants qui ne peuvent ni en améliorer la qualité, ni assumer de responsabilités, mais elles permettent à un plus grand nombre de coopérateurs de participer plus que toutes les autres méthodes et leurs résultat sont clairs et évidents.
Ajoutons à cela qu’elles peuvent être convoquées pour n’importe quel sujet, selon les accords méthodologiques existants.

Aucun de ces 3 outils ne saurait faire face seul à ce défi, mais en les réunissant et en les employant au mieux, nous pouvons le faire!

Pour nous mettre au travail, il faudra d’abord définir les règles du jeu de chacun des domaines de la coopérative. Du fait de sa décentralisation, elle sera au départ dotée de 4 conseils distincts provisoires.

Leurs membres seront chargés de développer des stratégies et de prendre des décisions. Mais ils n’agiront que sur des thèmes approuvés par les membres de la coopérative.

Pour ce faire, la première tâche de chaque conseil provisoire qui se constitue, sera de produire un document de méthodologie. On y décrira le processus de prise des décisions qui y a cours et surtout on précisera ce que décide le conseil et ce qui est soumis au vote coopératif.

Le premier brouillon sera publié sur le réseau social et les membres pourront y apporter des contributions. Elles pourront ou non être incluses par le conseil. Une fois la proposition plus aboutie, elle sera soumise au vote.

Pour que ce document soit approuvé, il devra recevoir un minimum de 75% des votes exprimés. Ce sera un vote significatif et c’est la base pour la suite des décisions.

S’il est approuvé, le conseil  pourra commencer à fonctionner selon ce document. Dans le cas contraire, il devra se remettre en quête de propositions afin de générer un nouveau document plus consensuel et qui puisse recevoir le soutien du vote.
Il est également nécessaire que la participation soit continue et qu’il n’existe pas de soutien dans la coopérative qui puisse rester silencieuse. A n’importe quel moment un groupe de membre pourra donc recueillir des soutiens à une proposition de vote par le biais du FairNetwork. S’il obtient les soutiens suffisant, il pourra organiser un vote.

Ce minimum se chiffre en principe à 10% des membres, mais dans tout les cas il sera intégré au document présenté devant le conseil de  l’Écosystème. Ce dernier évaluera son brouillon et tous les membres des éventuels conseils et nœuds en feront de même. Il peut y avoir un droit de veto sur les votes, selon qu’il y ait des conditions et des procédures spécifiques établies. C’est une possibilité sur laquelle notre groupe promoteur n’a pas de proposition concrète, mais nous reconnaissons cependant qu’il est nécessaire de réfléchir à comment créer un équilibre entre les risques de situations qui peuvent aller à l’encontre de l’intérêt général de 2017.fair.coop, et la centralisation des pouvoirs depuis un espace de prise de décision.

Le processus de prises de décisions reste donc ouvert, il n’attend pour le moment que d’être défini entre tous.

Notre groupe promoteur de la Faircoop met à disposition deux outils pour la prise de décision. D’un côté, des groupes de débat et de discussion pour partager les brouillons et générer un consensus, et de l’autre des outils de vote. Nous laissons la main aux conseils et à la communauté qui les élit. A eux de définir une méthode de prises de décisions qui soit en accord avec les lignes de la 2017.fair.coop.

Pour finir, rappelons qu’il faut être membre de plein droit de la coopérative pour accéder aux outils de notation et à la possibilité de voter. Elle a beau être très ouverte et s’y inscrire a beau être très simple, nous n’en avons pas moins compris que pour participer pleinement, dans les faits le minimum est de devenir coopérateur.

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